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Tanners and Wrestlers – Regards Sur Cours, Gorée island

For the 12th edition of Regards sur Cours on Gorée island, Senegal, I decided to focus on two male communities: the tanners in Niger and the wrestlers in Senegal. Seven days out of seven, under any kind of weather, from extreme heat to torrential rains, tanners smooth and wash the skins in the Niger River before drying and dyeing them for only few hundred CFA francs a day . Hardly enough to survive and feed their families. The young wrestlers in Dakar neighbourhoods or villages in the Sine Saloum region, for their part, are engaged in intensive daily training and iron discipline, hoping one day to become professionals and fight against well-known wrestlers in crowded stadiums. Against all odds, these two communities of men defy their destinies and strive to work tirelessly for a better life.

Pour la douzième édition de Regards sur Cours sur l’ile de Gorée, au Sénégal,  je m’intéresse à deux mondes masculins : les tanneurs du Niger et les lutteurs du Sénégal. Sept jours sur sept, quelque soit le temps, de la chaleur extrême aux pluies diluviennes, les tanneurs lissent et lavent les peaux dans le fleuve Niger avant de les sécher et de les teindre pour un salaire de misère, quelques centaines de francs CFA par jour. A peine de quoi survivre et nourrir leur familles. Les jeunes lutteurs des quartiers de Dakar ou des villages du SinéSaloum s’astreignent, quant à eux, àdes entrainements journaliers intensifs et une discipline de fer, espérant un jour devenir des professionnels et combattre contre les plus grands dans des stades bondés. Contre vents et marées, envers et contre tous, ces deux communautés d’hommes défient leurs destins ets’acharnent à travailler sans relâche pour une vie meilleure.

The Niger River – Loman Art Gallery, Dakar

Only a few days left to see my exhibition “In the footsteps of Harakoye: Wandering along the Niger River” at Loman Art House in Dakar (from 3 May to 7 June 2018). The exhibit is part of the OFF events for the 2018 Biennale of Contemporary Art in Dakar. In Songhay-Zarma mythology, Harakoye is the goddess of the Niger River. Her legend begins in Timbuktu, Mali. Harakoye followed the river across Mali and into Niger, eventually reaching Nigeria. Even today, this goddess of Fulani origin represents a powerful unifying myth, promoting peaceful coexistence between the communities living along the Niger River.

 

Plus que quelques jours pour voir mon exposition “Sur les traces d’Harakoye, errances le long du fleuve Niger” à la galerie Loman Art House à Dakar (du 3 mai au 7 juin 2018). Elle fait partie des évenements du OFF dans le cadre de la Biennale d’Art contemporain 2018 de Dakar. Dans la mythologie Songhay-Zarma, Harakoye est la déesse du fleuve Niger. Sa légende commence vers Tombouctou au Mali. Harakoye navigue le long du fleuve à travers le Mali, puis le Niger pour finalement arriver au nord du Nigéria. D’origine Peulh, elle représente, jusqu’à aujourd’hui, un mythe fédérateur puissant pour la coexistence pacifique des communautés du fleuve Niger.

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